Mort d'Antoinette Fouque, pionnière du mouvement féministe

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Mort d'Antoinette Fouque, pionnière du mouvement féministe

Editrice et libraire

Elle crée sa propre maison d'édition, baptisée Les Editions des femmes en 1973. Les Librairies des femmes voient le jour à la même époque. C'est en fréquentant les cercles intellectuels que, Antoinette Fouque (http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2014/02/21/mort-d-antoinette-fouque-pionniere-du-mouvement-feministe_4371490_3382.html) a pu voir combien les femmes ne tiennent qu'une place mineure dans le monde du livre. Le public a découvert de multiples auteurs grâce à la société d’édition de la militante du droit des femmes, qui présente plus de six cents ouvrages dédiés à la réflexion des femmes. Sa maison d'édition donne la possibilité à Antoinette Fouque de mettre en avant la force créatrice des femmes.

Enseignement et psychanalyse : lesactes militants d'Antoinette Fouque

Avec son directeur de thèse Roland Barthes, Antoinette Fouque obtient un Diplôme d'études approfondies (DEA). L'étudiante côtoie la théoricienne Monique Wittig au même moment. Elle est critique littéraire pour plusieurs sociétés d’édition et rédige des notes de lecture pour une 3e en plus de l'enseignement. Dès le début des années 70, elle s'associe à une UV illégale au sujet de la sexualité féminine sous la houlette de la philosophe Luce Irigaray. Après des études universitaires en Lettres, Antoinette Fouque a été enseignante.

Antoinette Fouque, de Marseille à Paris

En 1964, Antoinette Fouque devient maman. Elle est alors confrontée aux complications que rencontre une femme lorsqu’elle doit assumer ses rôles d'épouse et de maman alors qu'elle travaille. De ses années passées dans un contexte ouvrier, elle va conserver jusqu'à sa mort un solide ancrage à gauche. Antoinette Fouque a été à bonne école car son père était un syndicaliste. Son enfance se déroule tranquillement tranquille dans un quartier populaire de Marseille.

Une militante sur toute la planète

Antoinette Fouque prend la défense de femmes en danger dans le monde telles que la Birmane Aung San Suu Kyi, la Kurde Leyla Zana et la Bangladaise Taslima Nasreen. Lors d'une manifestation du MLF sous l'Arc de Triomphe, Antoinette Fouque clame : « Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme ! ». Chevalier des Arts et lettres et Commandeur de la Légion d'honneur, elle s’éteint en 2014.